Vos mondes imaginaires (texte à contraintes n°3)

26 Mai

Il y a quelques temps, je vous proposais un nouveau texte à contraintes, où je vous proposais je nous emmener dans votre monde imaginaire. (consignes ici).
Voici (enfin) venu le temps de vous montrer vos participations!

 

Voyage à Coloquinte.

Pouah, cette potion à base de fenouil est vraiment dégueulasse. A chaque fois que je veux aller à Coloquinte c’est la même histoire. Nan, mais c’est un monde quand même toutes ces épreuves pour pouvoir accéder au pays imaginaire.
Donc, après avoir bu cette mixture infâme, je ferme les yeux. Et je me retrouve à marcher au bord de la mer. Je sais que je dois absolument saluer Céphalée le céphalopode si je veux pouvoir prendre ma barque. Il s’appelle Céphalée parce que si tu as le malheur de ne pas le saluer il va tellement te saouler qu’il va t’en faire mal à la tête. Il me fait rire avec ses rouflaquettes, faut dire que c’est inhabituel autant de poils sur un calamar. Il doit être complexé quand même, heureusement qu’il a un chat aussi poilu que lui pour lui tenir compagnie.
Une fois sur la barque magique, je me laisse dériver jusqu’à Coloquinte, tranquille, les doigts de pied en éventail. Je profite un peu du calme, je sais que la tribu des Vingt Dieux a envahi Coloquinte depuis qu’elle a été chassée par Manau de la tribu de Dana. Ils ont peut être pas de sabres lasers Manau, mais leurs chansons sont tellement insupportables que la plupart des Vingt Dieux ont mangé leurs propres oreilles. Pour cesser ce massacre, ils sont venus en masse à Coloquinte. Céphalée, le calamar poilu se moque d’eux, il dit que les trous béants fuchias laissés par leurs oreilles ressemblent à des anus. C’est même pas vrai ça fait des tous petits tourbillons tout mignons, mais si, comme sur le glaçage des cupcakes le problème c’est juste qu’ils entendent pas ce qu’on leur dit. Mince la potence ne fait déjà plus effet. Le problème de cette potence à la ferraille c’est que j’en perds mes maux après. Compliqué tout ça.

 

Stéphanie B.

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Le grand jour est arrivé, ce matin la petite fille se lève sur la pointe de ses orteils et s’envole pour Le Pays Imaginaire.

Ce Pays qu’elle a tant de fois parcouru dans ses rêves, ce monde  irréel dans lequel ses songes l’emmène chaque soir d’hiver, elle y va !!!

Potion avalée et petite valise à la main, elle chevauche le dos de sa licorne sur le chemin parsemé d’étranges coloquintes fushia aux pieds desquels le fenouil vert tendre dégage sa bonne odeur sucrée.

La route est longue, chaque rêve devient réalité, ou bien dort-t-elle encore ?

Secouant la tête pour chasser ses idées noires, elle se concentre sur les pas de sa monture, regarde autour d’elle et revit ces doux moments passés au fond de son lit tiède, l’esprit endormi.

Le chemin s’ouvre devant elle, il n’est plus très loin le Pays Imaginaire, à ses cotés le chat Rouflaquettes joint ses pattes délicates aux pas harmonieux de la licorne. Son poil luit des paillettes récoltées au cœur de la proche forêt, mais voilà l’air marin qui se fait sentir, au le Pays imaginaire, il y a la mer…

Ils ressentent de plus en plus cette fraicheur, entendent le remous des vagues, au loin les bateaux dans le port, les potences qui les délivrent de leurs chargements brillants des pierres précieuses venant du fond de l’océan.

Elle est bien, elle ne rêve plus, ces sensations ne peuvent pas être irréelles, cette bonne odeur d’éclair au chocolat, comme devant la pâtisserie où elle va chercher le pain chaque matin, dans quelques instants, ce matin elle mordra dedans de bon cœur et trouvera à ses pieds le trésor que les céphalopodes ont déposé…

Vingt-dieux, mais si c’est encore un rêve, la petite fille sursaute en entendant son frère tambouriner à sa porte, sabre laser en main, pour une guerre des étoiles de son imaginaire…

 

Miss K’Thy (son blog: http://misskty.wordpress.com/)

 

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La potion a base de fenouil et de coloquinte aussitôt bu, le monde parût disparaître. Je faillit m’écrouler, prise d’un violent vertige mais mes pieds quittèrent la sol et je commençait à m’envoler. Je savais qu’elle direction prendre:deuxième étoile à droite et filer tout droit jusqu’au matin.
J’avais une petite idée de ce que j’allais trouver là-bas, mais je ne m’attendais pas à croiser un vieillard assis sur un nuage, un sable laser à la main. Ses énormes rouflaquettes blanches lui mangeaient la moitié du visage. Il me dévisagea d’un air surpris. Il se redressa alors et me menaça avec son sabre laser:
Vingt-Dieux! Une mortelle! Que fais-tu là?
 Effrayée je balbutiais que je voulais juste aller voir Clochette au pays imaginaire. Mais en regardant d’un peu plus près je remarquais que cet étrange bonhomme était habillé exactement comme Peter Pan.
_ Es-tu Peter Pan? demandais-je
_ Sacrebleu, pourquoi me demandes-tu ça? Ce vilain chenapan? Sûrement pas! C’est tout le temps lui le plus connu, le plus célèbre! Mais moi, Mademoiselle, je suis le gardien de ces lieux! Lui, ce n’est qu’un délinquant!
 Alors là, je ne savais plus quoi penser! Peter Pan, un délinquant? Impossible! Ce n’était qu’un enfant perdu! Et il était tout mignon! Je voulus alors le défendre. Mais le vieillard ne me laissa pas terminer. Rouge de colère il éructa:
_ Par le Roi des Céphalopodes! Ici, c’est moi le maître! Alors gare à toi et à tes paroles, maudite mortelle!
  Il brandit son sabre laser sous mon nez, menaçant!
_ Va donc parler au hibou des bois, il te la dira la vérité lui qui…
Prit d’une violente quinte de toux, il  me tendit son orteil. Il parvint tant bien que mal à se faire comprendre et je lui obéis: je tirais sur l’orteil! Aussitôt, il expulsa une énorme boule de poils de chat et la toux cessa. Écœurée, je reculais.
_ Va donc parler au hibou et tu saura la vérité! Et tu devra alors te faire pardonner en me ramenant une pâtisserie. J’adore les cupcakes! Et si tu ne t’excuse pas, gare à la potence!!!!
 Et dans une violente explosion fuchsia, il disparût, me laissant complètement sonnée.
Je poursuivit néanmoins mon vol et je fini par me poser sur l’île du Pays Imaginaire. Je comptais bien trouver ce fichu hibou!
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Ça y est, je suis enfin décidée… Depuis que j’ai vu la recette de cette potion, j’ai envie de la tenter! C’est chose faite!
Demain, je passe la journée dans MON pays imaginaire et je me demande bien ce que je vais y trouver!

 

 

Nous y voilà… Je suis allongée dans mon jardin, tout est calme, les oiseaux chantent. La coquille d’escargot est sur ma tête, la potion est avalée et je viens de finir de réciter la formule.
Après un moment de flottement, les bruits aux alentours ont changés. Je n’ose ouvrir les yeux! Pitié, faites qu’il n’y ait pas de grand benêt à rouflaquettes se prenant pour un sorcier ou pire des céphalopodes géants!
De toute façon, j’y suis, je ne vais pas reculer et repartir sans en profiter un peu…
Un peu de courage Vingt-Dieux!

 

 

Je sens quelque chose se frotter contre mes pieds. C’est tout doux contre mes orteils. J’ouvre un oeil et je vois un beau chat aux poils noirs avec des magnifiques yeux… fuchsias. J’ouvre alors bien grand mes yeux et je les frotte.
« -Et bien! Tu n’as jamais vu de chat? » me lance-t-il.
Voilà maintenant que ce chat parle. J’écarquille les yeux un peu plus et je balbutie:
« -Des chats, si… Mais… un chat avec des yeux de cette couleur, jamais! »
Je crois le voir sourire avant de s’éloigner… Il m’attend un peu plus loin, à l’entrée d’un village.

 

 

Je me lève et le suis, regardant autour de moi, découvrant le paysage.
« -Ça se voit que tu viens pour la première fois!
-…
-D’ailleurs, tu aurais dû venir plus tôt! Tu es chez toi ici après tout! Nous t’attendions avec impatience! »
Je me demande bien qui peut être ce « nous » dont il parle… Je ne vais pas mettre longtemps à le découvrir puisque nous entrons dans le village.

 

 

Dans ce village de maisons de pierres, vivent tous les personnages que j’invente. Chaque maison est décorée à l’image de son occupant. Par exemple, la sorcière Prunille a une maison un peu bancale, décorée de coloquintes. Celle de Lucie, la fée néante, a les volets roses et les fenêtres fleuries. Il y a une dizaine de petites maisons toutes différentes les unes des autres.
D’ailleurs, malgré leurs différences, les habitants de cet étrange village vivent en parfaite harmonie les uns avec les autres. Ainsi, il n’y a ni sabre laser ni potence à l’horizon.

 

 

Le chat aux yeux roses me laisse observer tout ce petit monde vaquer à ses occupations pendant un petit moment. Puis il me demande si je suis heureuse d’être là et de rencontrer enfin tous ces gens!
« -Oh oui, je suis très heureuse! Ça fait bizarre de les voir comme ça, cependant… Je les connais sur le bout des doigts sans les avoir rencontré… C’est étrange et génial à la fois!
-Il était temps que tu les rencontre, non? poursuit-il.
-C’est vrai! Je me sens tellement bien ici. »
Il est vrai que pour la première fois, je me sens à ma place.

 

 

Alors que je me laisse aller à contempler ce mon, MON monde, le chat aux yeux roses me demande de le suivre.
« -Il y a une petite surprise pour toi plus loin! »
C’est ainsi qu’il me conduit sur une petite place où tout le monde m’attend. Au centre, une table est dressée. Dessus, il y a toute sorte de pâtisseries: cupcakes, macarons, forêt noire, tarte au citron… Toutes les pâtisseries que j’aime en fait.

 

 

« -Il se peut qu’il y ait du fenouil dans certains cupcakes, Prunille en met partout en ce moment! » me prévient le chat en levant ses yeux roses au ciel.
Après l’avoir remercié de m’avoir prévenu, je m’installe parmi eux et je me rend compte de quelque chose:

« -Mais ils ne sont pas tous là!
-Ah? dit le chat.
-Je ne vois pas Luluciférine la Mutine! J’aurais tellement aimé la rencontrer.
-Mais nous sommes TOUS là. Tous les personnages que tu as inventé vivent ici! Quant à Luluciférine la Mutine, elle est ici… et nous la voyons tous! » dit il en me regardant droit dans les yeux.
Il me faut  quelques minutes pour intégrer cette information et me rendre compte qu’au fond je le savais déjà… Je suis Luluciférine la Mutine.

 

 

Tout à coup, je percute:

« – Tu as dit « nous »?
-Oui!
-Mais je ne te connais pas… Je ne sais même pas ton nom!
-Tu ne m’as pas encore inventé… Pour le moment, je n’ai donc pas de nom… Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer! »

 

 

J’ai discuté des heures avec chacun d’eux, heureuse de les retrouver. Je suis repartie à la nuit tombée, bien décidée à reprendre les histoires de chacun…
Cela fait trop longtemps que je les ai délaissés! Et puis, j’ai un nouveau personnage à rencontrer et à raconter…

 

 

Emilie Lutine Sucrée

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