Archive | septembre, 2015

Notre retour à la maison

29 Sep

Le lundi 3 août, on nous donne enfin le feu vert pour qu’on rentre à la maison. En effet, j’ai eu mes deux perfusion de fer, le « petit » chevalier n’a pas fait d’hypoglycémie depuis plus de 24h et il a repris du poids.

Le Mutant étant en vacances pendant 3 semaines, on pense pouvoir prendre notre nouveau rythme de vie plus facilement. Mieux, on reprend directement une vie normale!
Le mardi, on va chez des amis qui ont un cadeau pour le petit. Le vendredi, on va faire nos courses (comme tous les vendredis). On prévoit même d’aller à la fête médiévale le samedi ou le dimanche… Mais pendant les courses, je ne me sens pas bien et je file à la voiture avec mon fils. On se dit qu’on est peut être aller trop vite…

La nuit de vendredi à samedi, j’ai de la fièvre, des frissons. Je ne me sens vraiment pas bien. Le samedi matin, ça va un peu mieux pour finalement aller encore plus mal dans la journée. Je passe mon weekend au lit, « shootée » au doliprane. J’ai de fortes fièvres des frissons, des sueurs froides, je suis prise de tremblements… Pour le coup, j’ai l’impression que je vais crever!

Lundi, je vais chez le médecin. Elle me dit que j’ai une infection soit urinaire, soit gynécologique. Elle me faire une prise de sang et une analyse d’urine, et me met sous antibiotiques à large spectre en attendant les résultats.
Le soir même elle m’appelle car elle a reçu les résultats de la prise de sang. Ils sont vraiment très mauvais. Elle me prescrit deux nouveaux antibiotiques, dont un en intramusculaire. Je dois refaire une prise de sangle jeudi et si ça ne va pas mieux, elle m’hospitalise… Autant vous dire que je flippe grave à ce moment là!

Le jeudi, je revois ma docteur. Elle me dit que l’antibiotique fait son effet et que mes résultats sont meilleurs. Elle m’explique que d’après les résultats des analyses, je fais une pyélonéphrite. Elle me dit aussi, qu’elle m’a laissé 48h avec les antibios en intramusculaire pour m’éviter l’hospitalisation car elle sait que l’allaitement est très important pour moi… Si elle ne me connaissait pas, ou s’il n’y avait pas eu le « petit » Chevalier, j’aurais été à l’hôpital directement…

Grâce aux piqûres tout est rentré dans l’ordre et j’ai pu assister au mariage de ma petite soeur…

MAIS, 15 jours après, l’infection urinaire était toujours là. J’ai repris des antibios (par voie orale ce coup-ci). J’ai refait une analyse d’urine ce week end, et devinez quoi? Oui oui, cette saloperie est toujours là!!!!

Finalement, le retour à la maison a été chaotique et nous avons vraiment peiné à trouver notre rythme à 5… Mais petit à petit, on arrive à s’y faire. Chacun trouve sa place. Chacun essaye de trouver du temps pour lui et pour reprendre ses activités… Mais ça, nous en parlerons dans un prochain article ^^

 

Lutine Sucrée 

 

La naissance d’un Chevalier

23 Sep

Comme je vous le disais dans l’article précédent, la fin de la grossesse a été difficile, et la chaleur n’a rien arrangée.

Pour faire court: douleurs au bassin et aux hanches, fatigue, ventre énorme et du mal à me bouger, des contractions….

J-11

Le 14 juillet, j’ai eu une fausse alerte.
Lors d’un monitoring, voyant mon épuisement, la sage femme me dit qu’elle me fera un décollement des membranes la fois d’après. Sauf que, la fois d’après, elle suspecte une infection urinaire… Bref, 6 jours avant d’accoucher, j’étais sous antibiotiques à cause de cette infection toute pourrie.

 

Le 30 juillet 2015, vers 3h30 du matin, je suis réveillée par une contraction. Je suis plus ou moins habituée alors je n’y prête pas vraiment attention. Quelques minutes plus tard, une autre contraction vient chatouiller la cicatrice de ma césarienne et je vous assure que c’est loin d’être drôle. Les contractions s’enchaînent et sont loin d’être comme celles que j’avais jusque là.

3h45/4h00, le Mutant se réveille. Je lui explique la situation (entrecoupée de « P***** ça fait mal! », oui je ne suis pas polie quand j’ai mal!). Il me demande ce que je veux faire. je lui répond qu’on attend car il est bien trop pour appeler l’amie qui doit garder les filles.

5h45, je ne tiens plus. J’ai vraiment mal, je ne trouve pas de position pour me soulager. Le Mutant appelle la maternité pour leur dire qu’on arrive. Ensuite, il appelle mon amie pour savoir si on peut lui amener les filles.
On réveille les filles, on prépare les affaires et on part.

6h30/6h45, nous arrivons à la maternité. La sage femme qui me prend en charge décide de m’examiner avant de faire un monitoring. Je crois qu’elle a pitié de moi: j’avance voûtée comme une grand mère et ne peux plus faire un pas dès qu’une contraction se pointe. Bilan de l’examen: col ouvert à 4cm. On part en salle d’accouchement.

7h30, l’anesthésiste arrive pour me poser la péridurale. Quand je suis tombée enceinte, j’avais dans l’idée de faire sans cette fois-ci. Et puis, ma gynécologue m’a prévu un bébé de 4kg à la naissance. J’avoue avoir eu peur et j’ai préféré demander la péridurale.

A partir de là, je me prépare à passer la fin de la journée ici, dans cette salle d’accouchement. En effet, pour les filles il s’est écoulé environ 12h entre mon admission et la naissance.

Je vous ferais grâce des détails (avancée du travail, dose supplémentaire de péridural, perte des eaux…). Le bébé étant encore haut et mal mis, je change de position toutes les 15 minutes. Puis, c’est le moment et je commence à pousser. Finalement, alors que la péridurale ne fait presque plus effet, que j’ai mal comme jamais et que je suis épuisée, je pousse comme une folle une dernière fois et à 13h03, mon bébé né.

Après un petit moment de peau à peau, l’auxiliaire puéricultrice prend le bébé et avec le Mutant, ils partent faire les premiers soins. Pendant ce temps, la sage femme me fait quelques points (3 ou 4). Je pense que c’est fini quand ma tension baisse, la sage femme appelle anesthésiste et gynécologue de garde en leur disant de rappliquer vite. C’est le branle bas de combat. En effet, je perd beaucoup de sang. Mon utérus ne se remet pas aussi vite qu’il faudrait.
La gynécologue va observer mon placenta pendant que l’anesthésiste prépare une seringue qu’elle met dans le cathéter. Elles se préparent pour une révision utérine. Mais, ma tension remonte, mon utérus se remet un peu… Elles décident donc de laisser un peu de temps à mon corps pour se remettre.

La gynécologue en profite pour aller voir le bébé. Elle revient pour annoncer son poids. Je pense mal entendre mais elle le redit et il en ressort que j’ai eu de la chance de l’avoir qu’une mini déchirure et que mon utérus à bien morflé.

On me ramène mon bébé qui prend une longue tétée. Puis, comme je m’endors, elles le remettent dans son berceau à côté de moi.
Au moment de remonter en chambre, je ne sens plus ma jambe droite et j’ai des vertiges. Je remonte donc en lit et non en fauteuil roulant. J’ai interdiction de me lever avant le soir et je dois demander de l’aide jusqu’au lendemain matin car j’ai perdu trop de sang (presque 1L). D’ailleurs, j’aurais le droit à deux perfusions de fer à cause de ça…

perfusion de coca... oups de fer!

perfusion de coca… oups de fer!

 

Le Petit Chevalier est né le 30 juillet 2015 à 13h03. Il mesurait 54cm et pesait 4,590kg.

petit chevalier

 

Lutine Sucrée

De retour!

22 Sep

Toc toc toc! Vous êtes toujours là?

Me revoilà enfin après une (trop) longue absence. J’avoue que je pensais pas abandonner le blog aussi longtemps. Mais, pour tout  vous dire, la fin de la grossesse a été difficile pour moi. Du coup, entre la fatigue et la douleur, je n’aurais fait que me plaindre. J’ai donc préféré m’éclipser…

Maintenant que tout va (presque) mieux, je reviens avec grand plaisir!

Au programme dans les prochains jours (ou les prochaines semaines):
– mon accouchement
– notre retour à la maison
– des chroniques de livres
– ma reprise du point de croix
– la rentrée
– …

Bref, comme vous le voyez, j’ai plein de choses à vous raconter.

 

En espérant que vous prendrez le temps de me lire…

Lutine Sucrée